Reprendre ou créer une entreprise : que choisir ?
L'équipe Fragmenta Books · Publié le Oct 22, 2026

Reprendre ou créer une entreprise : la question se pose à tous ceux qui veulent travailler à leur compte ou posséder une activité. Reprendre une entreprise existante, c’est acheter quelque chose qui fonctionne déjà, avec ses clients, ses comptes et souvent son équipe. Créer une entreprise, c’est tout construire soi-même. Aucune voie n’est meilleure en général : reprendre coûte plus cher au départ et déplace le travail vers la vérification de ce que l’on achète ; créer coûte moins d’argent, beaucoup plus de temps, et l’essentiel du risque reste devant vous. Ce guide compare les deux, montre où chacune se passe mal, et finit par une troisième voie pour ceux qui veulent une part des revenus d’un actif sans rien gérer.
En bref
- Reprendre une entreprise : vous payez une activité qui tourne déjà, donc le travail consiste à la vérifier. Créer : vous payez surtout avec votre temps, et le résultat n’est pas encore prouvé.
- Les entreprises jeunes sont fragiles. Pour la génération 2010 de la région Centre-Val de Loire, l’Insee compte 92% d’entreprises encore actives après un an, 73% après trois ans et 61% après cinq ans. Chiffre régional, à lire comme un ordre de grandeur.
- L’Insee cite parmi les facteurs de pérennité le fait de reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une nouvelle. Cela ne garantit rien : une reprise mal vérifiée peut très bien échouer.
- Le prix d’une petite activité en ligne est souvent son bénéfice net annuel multiplié par un multiple ; Empire Flippers indique que ce multiple peut aller de 1.7X à 5X ou plus.
- Une participation aux royalties de livres est une troisième voie : un droit contractuel sur une part des royalties nettes d’une collection, sans activité à gérer. Les versements dépendent des ventes réelles des livres.
Quelle différence entre reprendre et créer ?
La reprise d’entreprise est l’achat du capital, ou du moins de la majorité du capital, d’une entreprise existante par une personne, un groupe ou une autre entreprise qui en assurera la gestion. Quand c’est le seul fonds qui est acheté, on parle de fonds de commerce : un ensemble d’éléments mobiliers corporels et incorporels, dont le droit au bail, réunis en vue d’attirer une clientèle.
Reprendre une entreprise, c’est payer ce qui fonctionne déjà ; en créer une, c’est le payer avec son temps et son risque.
La plupart des lecteurs se posent cette question avec un budget et un temps limités. La réponse honnête dépend de trois choses : l’argent que vous pouvez engager, le temps que vous pouvez donner, et votre capacité à juger des comptes.
Dans cette vidéo de Forbes, vous verrez de jeunes entrepreneurs qui rachètent des entreprises établies de plomberie, de construction, d'industrie et de climatisation à des propriétaires partant à la retraite, avec des conseils pour les acheteurs et les vendeurs.

Reprendre ou créer une entreprise : les étapes

Le site officiel Service-Public Entreprendre guide la reprise « de la définition du projet à la signature de l’acte de cession définitif ». Les étapes qu’il énumère sont : définir son projet, sélectionner une entreprise et rencontrer le cédant, la diagnostiquer et l’évaluer, bâtir un business plan de reprise, rédiger la lettre d’intention, réaliser un audit, élaborer le montage juridique, chercher des financements, négocier le protocole d’accord, puis signer l’acte de cession.
Reprendre une entreprise
- Définir ce que vous cherchez : le secteur, la taille, le travail que vous ferez vous-même et le budget.
- Trouver une cible : par un intermédiaire, une plateforme d’annonces, votre réseau ou une approche directe d’un dirigeant.
- La vérifier : comptes, fiscalité, contrats, clients, salariés et propriété. C’est l’audit d’acquisition.
- Fixer le prix et les conditions : ce qui est inclus, ce que le cédant garantit et combien de temps il vous accompagne après la vente (l’accompagnement du cédant).
- Signer et reprendre : le transfert juridique d’abord, puis les comptes, les fournisseurs, les noms de domaine et l’équipe.
Créer une entreprise
- Tester l’idée avec de vrais clients avant de dépenser beaucoup.
- Choisir une forme juridique et immatriculer l’activité.
- Construire le produit ou le service et le premier canal de vente.
- Gagner les premiers clients et tenir des comptes dès le premier jour.
- Grandir progressivement, avec votre trésorerie ou un petit prêt.
Pourquoi vérifier : combien d’entreprises jeunes survivent
L’Insee a étudié ce qu’il advient des entreprises immatriculées en 2010 en Centre-Val de Loire : 92% sont encore actives après un an, 73% après trois ans et 61% après cinq ans, soit près d’un point de plus que la moyenne de province. L’étude précise qu’outre le secteur d’activité, la pérennité dépend de l’importance du capital de départ, du statut de société, de l’expérience du créateur et du fait de reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une nouvelle.
Le graphique reprend ces taux de pérennité, c’est-à-dire la part des entreprises encore actives : 92% après un an, 73% après trois ans et 61% après cinq ans en Centre-Val de Loire, contre 59.6% après cinq ans en moyenne pour la France de province.

Deux enseignements. Une création est un pari à long terme : beaucoup d’entreprises ne passent pas la cinquième année. Et une entreprise qui a déjà tenu plusieurs années a quelque chose à vous montrer : des comptes. C’est le vrai avantage de la reprise, mais seulement si ces comptes sont exacts, d’où l’importance de vérifier avant de signer.
Reprendre ou créer : comparaison côte à côte
| Reprendre une entreprise | Créer une entreprise | |
|---|---|---|
| Argent nécessaire | Élevé : le prix plus les frais | Faible à moyen au départ |
| Délai avant les premiers revenus | Court, si les chiffres sont réels | Souvent des mois, parfois des années |
| Risque principal | Payer trop cher, ou des chiffres trompeurs | L’idée ne trouve pas de clients |
| Historique | Oui : des comptes vérifiables | Aucun au départ |
| Liberté | Vous héritez de l’organisation existante | Vous concevez tout |
| Compétences utiles | Lire des comptes, négocier | Construire, vendre, patience |
| Sortie | Revendre, comme tout actif | Difficile avant d’avoir un historique |

Comment le prix d’une entreprise reprise est fixé
Les petites activités, surtout en ligne, se vendent souvent sur leurs résultats. Empire Flippers, plateforme anglophone d’annonces, explique que son prix affiché est le bénéfice net annuel multiplié par un multiple, lequel peut aller de 1.7X à 5X ou plus selon de nombreuses variables. Un commerce, un cabinet ou un restaurant s’évaluent avec d’autres méthodes, mais la logique est la même : vous payez des résultats que vous pouvez vérifier. Pour le détail, lisez notre guide sur la valeur d’un site internet.
Un exemple inventé, pas une prévision : une activité dégage 30,000 de bénéfice net par an. À un multiple de 2.5, elle est affichée à 75,000. Si le bénéfice réel n’est que de 20,000, le même prix correspond à un multiple de 3.75. L’écart entre les deux situations, c’est l’exactitude des comptes.
Avantages et limites de chaque voie
Reprendre une entreprise
- Avantages : des clients et un historique dès le premier jour, un chemin plus court vers les revenus, souvent un cédant qui vous accompagne.
- Limites : une somme importante d’un coup ; le risque de payer trop cher ; des problèmes cachés dans les contrats, la fiscalité ou l’équipe ; une activité qui dépendait de l’ancien dirigeant et perd ses clients quand il part.
Créer une entreprise
- Avantages : une mise de départ réduite, une liberté totale, aucun problème hérité.
- Limites : aucun historique, un démarrage lent, et une vraie chance que l’idée ne fonctionne pas. Les données de l’Insee montrent combien de créations ne passent pas le cap des cinq ans.
C'est aussi ce que nous apprend notre propre expérience dans l'édition. En plus de 10 ans et avec plus de 100 livres publiés en 4 langues sur Amazon et Audible, nous avons appris que les livres ne continuent pas à se vendre tout seuls : la publicité et la page Amazon de chaque livre demandent un travail constant. Une activité qui génère déjà des ventes est une longueur d'avance, pas un travail terminé : celui qui la reprend doit continuer à la gérer.
Que vérifier avant de reprendre
L’idée d’un contrôle minutieux avant de signer est ancienne et générale. L’audit d’acquisition, ou « due diligence », vise à établir les actifs, les dettes et la valeur réelle de la cible. Concrètement :
- Les comptes : au moins trois ans de bilans cohérents avec les déclarations fiscales et les relevés bancaires.
- Les clients : leur concentration, et ce qui se passe si le plus gros s’en va.
- Les contrats et la propriété : baux, licences, conditions des fournisseurs, qui possède vraiment les actifs clés, et s’ils sont transmissibles.
- Les personnes : les salariés clés, leurs conditions, et ce que le dirigeant fait lui-même chaque semaine.
- Les passifs : dettes, litiges, impôts et tout ce qui reste à payer.
- La transmission : combien de temps le cédant reste, et ce qui est écrit.
Les plateformes laissent en général cette étape à l’acheteur. La FAQ d’Empire Flippers dit clairement que chaque acheteur est responsable de sa propre due diligence, que toutes les ventes sont définitives et qu’aucune garantie n’est donnée. Pour une liste plus longue, lisez notre checklist d’audit d’acquisition et notre guide pour acheter un business en ligne.
Une troisième voie : les royalties de livres plutôt que diriger une entreprise
Si ce que vous voulez est une part des revenus d’un actif en ligne, sans personne à embaucher ni comptes à auditer, une participation aux royalties de livres est une autre option, car les livres se vendent en ligne chaque jour. Le tableau la compare honnêtement avec la reprise d’une entreprise.
| Reprendre une entreprise | Participer à une collection de livres chez Fragmenta Books | |
|---|---|---|
| Ce que vous obtenez | L’entreprise elle-même | Un droit contractuel à une part des royalties nettes d’une collection |
| Qui gère | Vous | Le fondateur, qui conserve au moins 51% et gère les livres |
| Travail pour vous | Constant | Aucun sur les livres ; vous lisez les rapports |
| Montant nécessaire | Le prix complet, plus les frais | Un nombre d’unités de participation que vous choisissez |
| Comment sortir | Trouver un acheteur pour l’entreprise | Proposer vos unités via les transferts secondaires |
| Versements | Ce que l’entreprise dégage, après coûts | Distributions de royalties tous les trois mois, en USDC |
| Principaux risques | Payer trop cher, problèmes cachés, votre temps | Les ventes de livres peuvent baisser ; les transferts dépendent des autres membres |
Aucune voie n’est meilleure en général. L’une vous donne le contrôle et un travail ; l’autre une part sans contrôle. Dans les deux cas, rien n’est garanti : les versements dépendent de la performance réelle de l’actif.
Comment cela fonctionne chez Fragmenta Books
Fragmenta Books regroupe des livres publiés sur Amazon KDP en collections et ouvre jusqu’à 49% de leurs royalties nettes aux participants ; le fondateur conserve au moins 51% et continue de gérer les livres. Chaque participation est divisée en unités, enregistrées sous forme de tokens sur la blockchain Base, et les distributions de royalties arrivent tous les trois mois en USDC, directement dans le portefeuille du participant. Chaque participation inclut aussi les exemplaires numériques des livres de la collection.
Vous pouvez vérifier les chiffres avant de participer : chaque page de collection publie les relevés mensuels de royalties, avec les rapports KDP d’origine en pièce jointe. Sur Amazon KDP, les redevances des ebooks sont de 35% ou de 70% du prix public selon l’option choisie (aide Amazon KDP). Les royalties passées ne garantissent pas les royalties futures.
Un participant qui souhaite sortir peut proposer ses unités à d’autres membres vérifiés via les transferts secondaires ; les droits passent au nouveau titulaire avec un Assignment & Novation Agreement. Pour voir comment les collections sont choisies, lisez le processus d’évaluation.
Comment participer à une collection de livres, étape par étape
- Choisissez une collection parmi les collections de livres ouvertes et le nombre d’unités.
- Créez votre compte et ajoutez vos informations de résidence.
- Vérifiez votre identité (KYC) avec un document et un selfie, sur le site.
- Connectez un portefeuille, ou créez-en un en quelques clics.
- Signez le Licensing Participation Agreement en ligne.
- Payez par carte ou par virement. Une fois le paiement confirmé, les tokens sont envoyés dans votre portefeuille.
Checklist : avant de reprendre ou de créer
- Argent : le prix ou le coût de lancement, plus une réserve pour les mois sans revenus.
- Temps : les heures par semaine que vous pouvez vraiment donner, maintenant et dans un an.
- Compétences : ce que vous faites mieux que l’ancien dirigeant, ou que vos concurrents.
- Chiffres : des relevés d’origine pour une reprise, une idée testée pour une création.
- Propriété : qui possède le nom, le domaine, les contrats et les comptes, et ce qui est transmis.
- Transmission : combien de temps le cédant vous aide, et ce qui est écrit.
- Sortie : qui rachèterait plus tard, et en combien de temps.
À qui cela s'adresse
Les deux voies s’adressent à ceux qui veulent une entreprise à eux et sont prêts à en faire leur métier pendant des années ; laquelle choisir dépend de l’argent, du temps et des compétences.
- Le gestionnaire expérimenté qui a du capital: reprend une entreprise dans un secteur qu’il connaît, la fait vérifier par un avocat et un expert-comptable avant de signer et évite le démarrage lent, à condition que la somme soit une somme qu’il peut se permettre d’exposer.
- Le spécialiste qui a une compétence mais peu de capital: crée son activité à partir d’un service que des clients paient déjà, limite la mise de départ et vit d’autres revenus pendant une ou deux premières années lentes.
- Le successeur d’un cédant qui part à la retraite: reprend une entreprise dont le fondateur est prêt à passer la main et travaille à ses côtés pendant la transition, pour que clients et équipe restent.
Les termes clés
- Reprise d’entreprise : l’achat de tout ou de la majorité du capital d’une entreprise existante par une personne qui en assurera la gestion.
- Fonds de commerce : l’ensemble des éléments réunis pour attirer une clientèle (nom, clientèle, droit au bail, matériel), qui peut être vendu sans la société.
- Taux de pérennité : la part des entreprises créées une année donnée qui sont encore actives quelques années plus tard.
- Audit d’acquisition (due diligence) : le contrôle des comptes, des contrats, des salariés et des dettes avant de signer.
- Multiple : le prix divisé par le bénéfice net annuel, utilisé pour les petites activités et les activités en ligne.
- Accompagnement du cédant : la période pendant laquelle le vendeur aide le repreneur à prendre la main.
Questions fréquentes
Vaut-il mieux reprendre ou créer une entreprise ?
Cela dépend de votre argent, de votre temps et de vos compétences. Reprendre donne des clients et un historique dès le premier jour, mais coûte plus cher et demande des vérifications sérieuses. Créer coûte moins au départ et prend plus de temps, avec une idée encore à prouver. Aucune voie n’est sûre par défaut.
Quels sont les risques de la reprise d’une entreprise ?
Les principaux : payer trop cher, des comptes qui ne reflètent pas la réalité, des passifs cachés et une activité qui dépend de l’ancien dirigeant. L’audit d’acquisition, idéalement avec un expert-comptable, permet de les réduire. Il ne les supprime pas.
Comment le prix d’une entreprise à reprendre est-il calculé ?
Pour les petites activités et les activités en ligne, le prix est souvent le bénéfice net annuel multiplié par un multiple. Empire Flippers indique que son multiple peut aller de 1.7X à 5X ou plus. D’autres entreprises s’évaluent à partir de leurs actifs, de leur chiffre d’affaires ou d’opérations comparables.
Combien d’entreprises créées survivent à cinq ans ?
Cela varie selon le pays, la région et l’année. Pour les entreprises immatriculées en 2010 en Centre-Val de Loire, l’Insee compte 61% d’entreprises encore actives après cinq ans. Prudence : ces chiffres incluent des structures très petites et parfois éphémères.
Peut-on avoir une part des revenus d’une activité sans la gérer ?
Certaines structures le permettent. Une participation aux royalties d’une collection de livres en est un exemple : vous détenez un droit contractuel sur une part des royalties nettes pendant que le fondateur gère les livres. Les versements dépendent des ventes réelles.
Faut-il un avocat ou un expert-comptable pour reprendre une entreprise ?
Ce n’est pas obligatoire dans tous les cas, mais pour un achat important c’est prudent. L’expert-comptable lit les chiffres et l’avocat vérifie les contrats, la propriété et ce que la vente transmet réellement. Leurs honoraires pèsent peu face au prix d’une erreur.
Sources
- Insee, Les entreprises créées en 2010 : cinq ans après, un bilan contrasté (Insee Analyses Centre-Val de Loire) : taux de pérennité à un, trois et cinq ans, et facteurs de pérennité.
- Service-Public Entreprendre, Je reprends : les étapes de la reprise d’une entreprise.
- Wikipédia, Reprise d’entreprise : la définition.
- Wikipédia, Fonds de commerce : la définition.
- Empire Flippers, FAQ des acheteurs (en anglais) : formule du prix, fourchette des multiples, ventes définitives et due diligence de l’acheteur.
- Amazon KDP, aide sur les redevances des ebooks.
- Base, base.org : la blockchain sur laquelle les unités de participation sont enregistrées.
- Fragmenta Books, collections de livres ouvertes : les relevés mensuels de royalties et les rapports KDP d’origine de chaque collection.
À propos de Fragmenta Books
Fragmenta Books est une plateforme exploitée par Tech Go Ltd, une société immatriculée en Angleterre et au pays de Galles (numéro d’entreprise 14776862), fondée en 2023 et basée à Brentford, au Royaume-Uni. Elle permet de participer aux royalties nettes de collections de livres publiées sur Amazon KDP et Audible : chaque droit de participation naît d’un accord juridique et est enregistré sous forme de token sur la blockchain Base ; la part des royalties qui revient à chaque participant est versée chaque trimestre en USDC.
Fragmenta Books est née de l’union de trois équipes : des entrepreneurs de l’édition avec plus de 10 ans d’expérience sur Amazon et Audible, une équipe de développeurs blockchain forte de 6 ans d’expérience dans la tokenisation d’actifs réels (RWA), et une équipe juridique spécialisée dans la tokenisation RWA à l’international.
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